🌀 Route À Double Sens Sans Séparateur Central

Le1er juillet, 400.000 kilomètres de routes secondaires à double sens sans séparateur central (muret, barrière), seront limitées à 80km/h au lieu de 90 actuellement. Acompter du 1er juillet: 80 km/h sur les routes à double sens sans séparateur central Surles autres routes, soient celles à double sens de circulation sans séparateur central et lorsqu’une seule voie est affectée à un sens de circulation, la vitesse est abaissée à 80 km/h. Cette vitesse est alors applicable quelles que soient les conditions météorologiques. En cas de visibilité inférieure à 50 mètres, les vitesses maximales sont abaissées à 50 km/h sur l Leréseau routier sur lequel les accidents mortels sont les plus fréquents est celui des routes à double sens sans séparateur central (55% de la mortalité routière). Le Premier ministre a réuni le 9 janvier 2018, le Comité interministériel de la sécurité routière (CISR) en présence de 10 ministres et secrétaires d’Etat. En2018, la vitesse maximale sur les routes à double sens sans séparateur central est passée de 90 à 80 km/h, à l'échelle nationale. Des manifestations, notamment de motards, ont eu lieu un Depuisle 1er juillet 2018 la vitesse maximale autorisée sur les routes à double sens sans séparateur central est limitée à 80 km/h. • Baisser la vitesse de 10kmh pourrait permettre de sauver entre 300 et 400 vies par an. En effet, l’observatoire national interministériel de la sécurité routière a constaté qu’une baisse de la vitesse de 7 % permettait de faire baisser Apartir du 1er juillet : l'abaissement de la vitesse de 90 à 80 km/h sera effective sur les routes à double-sens sans séparateur central. Par cette mesure, l'objectif du Gouvernement est d’épargner entre 300 et 400 vies par an. Le Gouvernement a décidé, lors du dernier comité interministériel à la sécurité routière de mettre en place 18 mesures fortes pour Leréseau routier sur lequel les accidents mortels sont les plus fréquents est celui des routes à double sens sans séparateur central (55% de la mortalité routière). Le Premier ministre a réuni le 9 janvier 2018, le Comité interministériel de la sécurité routière (CISR) en présence de 10 ministres et secrétaires d’État. En2016, $1~911$ personnes ont été tuées sur les routes à double sens de circulation, sans séparateur central, ce qui représente environ $55 \%$ des décès sur l’ensemble des routes zvvSxYO. Près de trente-sept départements sont repassés aux 90 km/h depuis la semaine dernière, après l’abaissement de la vitesse à 80 km/h il y a trois ans. Avant de revenir aux 90 km/h, il faut déjà revenir en 2018. C’est en juillet de la dite année que l’abaissement de la vitesse sur les routes secondaires à double sens, sans séparateur central, avait été décrété. À l’époque, les automobilistes et une grande partie de l’opinion publique avaient manifesté leur désaccord face à cette mesure, la jugeant inutile. Quelques mois plus tard, les protestations avaient aussi été suivies par le mouvement des gilets jaunes notamment. Il faudra attendre fin 2019 pour voir les choses évoluer. En décembre de cette année, la Loi d’orientation des mobilités avait offert aux départements une possibilité de déroger aux 80 km/h, après avis de la commission départementale de la sécurité routière sur chacune des sections routières concernées. 90 km/h pour les départements à faible densité de population Depuis 2020 donc, ce sont près de 33 428 km de routes secondaires qui sont revenues aux 90 km/h. C’est en tout cas ce qu’énonce un rapport ministériel en date du 26 novembre par la Ligue de défense des conducteurs. Un chiffre relativement faible quand on compare aux quelques 900 000 kms de routes secondaires dans l’Hexagone. Ces presque 34 000 kms de routes secondaires ne représentent que 4% du réseau. Si la répartition est assez inégale selon les départements, ce sont désormais 37 départements qui ont pourtant sauté le pas et sont repassés à l’ancienne limitation. Ces départements concernent surtout ceux à dominante rurale et ayant une faible densité de population ». Des départements qui se situent d’un point de vue géographique sur un axe allant du Calvados à l’Hérault, mais aussi dans certains départements du Grand-Est. Une mesure aux résultats contestés Parmi les motivations pour revenir à 90 km/h, les conseils départementaux ont surtout évoqué la nécessité de fluidifier le trafic et remédier à l’augmentation des files d’accumulation de véhicules, notamment derrière les poids lourds, générant des prises de risque lors des dépassements », et de diminuer les temps de parcours pour lutter contre l’enclavement des territoires » pour améliorer l’activité et l’attractivité économique notamment. La mesure des 90 km/h avait connu des résultats assez mitigés. Ces derniers ne pouvant pas être réellement comparés à l’année 2020 par exemple. En effet, les chiffres de la circulation étaient en forte baisse cette année-là, suite à la crise sanitaire et aux différents confinements. Un premier rapport avait tout de même été publié en 2020, affirmant que la réduction de la vitesse autorisée avait permis d’épargner 349 vies sur 20 mois, et d’économiser 700 millions d’euros par an diminution des accidents, moindre consommation de carburant… Le tout pour une durée de trajet allongée de seulement une seconde par kilomètre en moyenne. À lire aussi Excès de vitesse est-ce utile de demander la photo du radar ? 30 km/h à Paris bientôt des PV pour excès de vitesse en vélo ? Voitures modernes peut-on encore trafiquer les compteurs de vitesse ? Plus lente sera la route. Un conseil interministériel sur la sécurité routière a entériné ce mardi 9 janvier la baisse, à partir du 1er juillet, de la vitesse maximum autorisée de 90 à 80 km/h sur les routes secondaires à double sens, c'est-à-dire sans séparateur central. Une mesure assumée par le Premier ministre Edouard Philippe en ces termes dimanche dans les colonnes du JDD "Je sais que si nous annonçons cette mesure je serai critiqué. Mais je sais qu’elle va sauver des vies, et je veux sauver des vies. Je comprends les arguments, et même la mauvaise humeur, mais je ne le fais pas pour augmenter les recettes de l’Etat - d’ailleurs, nous annoncerons des choses à ce sujet. Et si pour sauver des vies il faut être impopulaire, j’accepte de l’être."Cet objectif affiché de lutter contre la mortalité sur les routes divise les "pour" et les "contre", qui s'écharpent sur l'efficacité de la limitation de la vitesse autorisée. Une division qui se retrouve sur ses aspects annexes, comme son impact sur l'environnement. Les partisans d'une baisse font valoir que la réduction des vitesses maximales entraîne celle des rejets de particules fines et d’oxydes d’azote, principaux responsables de la pollution due aux transports routiers. Les associations d'automobilistes, particulièrement remontées, promettent au contraire un impact environnemental quasi-nul, voire négatif. Arguant qu'une baisse de la vitesse pourrait provoquer une densification du trafic à cause des ralentissements créés et donc, renforcer la pollution d'accordéon"C'est une caricature de débat", constate Benoit Hartman, de France Nature Environnement, pour Marianne. Selon lui, si les émissions polluantes dues aux transports sont bien aggravées par la densification du trafic, comme le clament les opposants à la réduction de la vitesse, cette dernière n'amènera aucun phénomène de congestion. "Baisser la vitesse maximale de 90 à 80 km/h réduira les effets d'accordéon il y aura moins de freinages et moins d'accélérations, donc moins d'embouteillages. La conséquence directe sera par conséquent une baisse des émissions de particules", logique confirmée par l'agence de développement de la maîtrise de l'énergie Ademe, qui a émis un rapport sur la question en 2014, basé sur différentes expériences menées à travers l'Europe. Mais à une condition que la vitesse légale autorisée reste au-dessus de 70 km/h. "La vitesse de circulation est le paramètre le plus important car il conditionne les facteurs d’émissions peut-on lire dans le document de l'Ademe. Cependant, les études ayant appliqué une vitesse maximale autorisée à 70 km/h pour des axes initialement à 90km/h observent de faibles diminutions des émissions voire une augmentation." En clair, une limitation trop basse, sous les 70 km/h, peut effectivement rendre la baisse de la vitesse contre-productive. "Les écarts entre les différentes portions ville, route départementale, nationale, etc devient trop important", décrypte Benoit Hartman, ce qui a pour effet de désorganiser le trafic. Ainsi, selon l'étude de l'Ademe, un passage des zones urbaines de 50 km/h à 30 km/h pourrait provoquer une augmentation du taux de benzène dans l'air de 100%. Conclusion là comme ailleurs, tout est question de dosage. Depuis dimanche, il faut rouler à 80 km/h sur les routes sans séparateur central mais le Code de la Route contient une exception à cette obligation! La vitesse est maintenue à 90 km/h sur certaines portions du réseau routier même sans la présence d'un séparateur central. Les zones concernées La nouvelle rédaction de l'article R413-2 du Code de la route relatif aux vitesses maximales autorisées des véhicules contient effectivement une phrase rédigée ainsi Toutefois, sur les sections de ces routes comportant au moins deux voies affectées à un même sens de circulation, la vitesse maximale est relevée à 90 km/ h sur ces seules voies. Il faut ainsi comprendre que la vitesse reste limitée à 90 km/h notamment dans les créneaux de dépassement mais aussi sur les axes à 2x2 voies sans séparateur central ou encore dans de courtes doubles voies en sortie de rond-point. Mais attention, la vitesse est maintenue à 90 km/h uniquement du côté où il y a deux voie. Dans un créneau de dépassement par exemple, le sens de circulation opposé n'est pas concerné et reste limité à 80 km/h. Voici quatre exemples de configuration possible où la vitesse reste à 90 km/h au moins dans un sens. La route 2x2 voies sans séparateur La vitesse est limitée à 90 km/h dans les deux sens. Le créneau de dépassement classique La vitesse est limitée à 90 km/h du côté où l'on peut doubler et à 80 km/h dans l'autre sens. Le créneau de dépassement en sortie de rond-point La vitesse est limitée à 90 km/h du côté où il y a deux voies. Le créneau de dépassement qui prolonge une voie d'insertion La vitesse est limitée à 90 km/h du côté où la voie d'insertion se prolonge en double voie et à 80 km/h dans l'autre sens. Les panneaux obligatoires? La rédaction de l'article R413-2 semble rendre obligatoire la signalisation des zones concernées par l'installation d'un panneau de limitation de vitesse à 90 km/h puisqu'il contient également la phrase suivante Ces sections font l'objet d'une signalisation routière dans les conditions prévues par l'article R. 411-25. Pourtant, cela ne sera pas toujours le cas! En effet, le conseil d'Etat a précisé au gouvernement qu'il n'y avait pas besoin de signalisation pour les sections maintenues à 90, car la définition de ces sections est suffisamment claire dans le Code de la Route pour ne pas nécessiter de signalisation. Du côté de la Sécurité Routière, on estime également que la signalisation par un panneau à 90 km/h n'est pas impérative. Par contre, la mise en place de panneaux est vivement préconisée aux gestionnaires de voirie en début de tronçon avec un panneau 90. Il y a donc désormais de nombreux panneaux 90 en début de créneau de dépassement. Puis, en fin de tronçon avec un panneau marquant le retour à 80. Dans un cas comme ci-dessous, en l'absence de panneau, la limitation de vitesse est limitée à 90 km/h dans le créneau de dépassement. Le 90 km/h pas de partout! Il faudra être particulièrement vigilant dans les zones comportant deux voies de circulation dans le même sens. En effet, si dans la plupart des cas, il est bien possible de circuler à 90 km/h, ce n'est pas le cas partout! En effet, le gestionnaire de voirie peut décider de laisser certains créneaux de dépassement à 80 km/h par exemple dans un secteur pentu ou sinueux mais pas seulement. Le Conseil Général de Seine-Maritime a déjà indiqué que la totalité des 60 kilomètres de zones concernées sous sa gestion seraient intégralement limitées à 80 km/h. La même décision de ne pas laisser les créneaux de dépassement à 90 km/h a été prise dans le Morbihan. Alors que la présence d'un panneau n'est pas obligatoire dans les zones à deux voies maintenues à 90 km/h, lorsque ce n'est pas le cas, la présence d'un panneau de limitation à 80 en début de portion à deux voies est bien obligatoire! Un cas particulier Si le Code de la route parle désormais de "deux voies affectées à un même sens de circulation", il faut bien comprendre cette phrase car on peut se heurter à un cas particulier. En effet, même si elle sont de plus en plus rares, les portions de route disposant de trois voies mais avec une voie centrale qui permet de doubler dans les deux sens de circulation est bine limitée à 80 km/h. Route à trois voies sans affectation de la voie centrale La vitesse est limitée à 80 km/h quelque soit la voie sur laquelle on circule.

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